Aloha Guadeloupe

Un mariage « des extrêmes » entre centre d’amincissement médicalisé en Guadeloupe et action humanitaire en Haïti

 par Nicolas Rey


Ce qui frappe lorsqu’on se rend au centre Aloha de Basse-Terre, c’est le calme ambiant vous transportant dès l’entrée vers un état de relaxation. Lumières douces, petites musiques d’ambiance… et le sérieux d’une équipe on ne peut plus compétente et au complet, finissent de vous conquérir.

 

Mais une fois ces premières bonnes impressions passées, qu’est-ce qui fait finalement l’originalité de ce centre ?

Le centre d’amincissement Aloha à Basse-Terre offre tout d’abord la particularité d’être médicalisé, donc toute personne souhaitant perdre ses kilos en trop, est, après un bilan médical initial approfondi, suivie à chaque étape de cette « aventure » par une équipe d’infirmières, de kinésithérapeutes spécialisés, une naturopathe, un ostéopathe et, bien sûr, un médecin.

Mais c’est aussi un « mariage des extrêmes » entre le centre d’amincissement et l’action humanitaire, en direction d’Haïti. En effet, un pourcentage des bénéfices d’Aloha servira à l’association Orphelinats d’Haïti, couplée au centre, pour agir sur trois niveaux dans ce pays voisin de la Guadeloupe auprès des orphelins et enfants des rues : développement social des quartiers, appui aux médecins et spécialistes de la santé sur place, montage d’événements culturels.

Dès que l’on pousse la porte d’Aloha Basse-Terre, outre un rééquilibrage alimentaire personnalisé, vous seront proposés « à la carte » massages thaïlandais traditionnels, massages californiens, drainage lymphatique manuel, palper-rouler manuel également, séances de réflexologie plantaire et de schiatsu (ou digitopression, comparable pour les non spécialistes à de l’acuponcture mais sans les aiguilles, réalisée avec les doigts et les articulations).

Le rééquilibrage alimentaire et ces diverses prestations accompagnent alors l’action des kinésithérapeutes spécialisés en amaigrissement, qui utilisent un appareillage ultramoderne pour « casser » la cellulite, quand les autres types de machines rencontrées généralement se contentaient seulement de la « drainer », comme nous le signale le docteur Jean-Pierre Bousquet en charge de ce complexe.

 

Et comme évoqué précédemment, cet homme engagé, toujours soucieux d’aller au bout de son idée, au service de l’autre, n’a pas voulu s’arrêter là. Il a « osé » le pari fou mais bien pensé d’adjoindre à ce centre d’amincissement, une action humanitaire, orientée sur un pays à une heure d’avion de chez nous, Haïti, le plus pauvre de l’hémisphère nord. Il nous explique plus en détail le sens de sa démarche :

 

« J’ai rencontré Victoria Abril, actrice et chanteuse que tout le monde connaît. Elle a créé Orphelinats d’Afrique, qui vient en aide notamment aux enfants se retrouvant seuls à la mort de leurs parents, souvent à cause du Sida. Je suis parti récemment en Haïti où j’ai pu voir la dure réalité des bidonvilles de Port-au-Prince, à Cité Soleil, mais aussi la formidable créativité dans des villages d’artistes comme Nouailles, à Croix-des-Bouquets. J’ai décidé alors à mon retour en Guadeloupe de créer Orphelinats d’Haïti, afin de monter des actions avec les jeunes orphelins et enfants des rues haïtiens : développement social des quartiers, suivi médical, projets artistiques…

Cette action humanitaire et de développement en Haïti sera couplée avec le centre médicalisé, ici, en Guadeloupe. Mettre à côté la lutte contre la surcharge pondérale et le combat contre la pauvreté pouvait choquer ; mais c’est justement ce mariage des extrêmes, qui fera le succès, j’en suis convaincu, de notre engagement ! »

 

Notre célèbre actrice guadeloupéenne, Firmine Richard, présente lors de l’inauguration du centre Aloha à Basse-Terre, est la marraine d’honneur d’Orphelinats d’Haïti :

 

« Je suis très sensibilisée sur les questions de remise en forme, du poids que l’on prend avec l’âge ; il y a d’ailleurs beaucoup de diabétiques chez nous. Je suis donc tout à fait d’accord pour développer un centre dans notre cadre de vie, magnifique, ici en Guadeloupe, plutôt que d’être obligés de se déplacer systématiquement en Métropole.

En ce moment, toutes les actions qui concernent l’enfance convergent vers moi : je suis engagée également auprès d’enfants autistes ici, un problème auquel on ne pense pas souvent en Guadeloupe. Sur Haïti, tout le monde doit y mettre du sien pour changer les choses. Le peuple haïtien souffre énormément, mais il est très courageux. Si en soutenant les orphelins, avec les bonnes personnes, on peut contribuer à notre niveau… alors je n’hésite pas ! »

 

A n’en pas douter, avec de telles bonnes volontés autour de projets innovants, le centre Aloha ne manquera pas de servir d’exemple, en matière de co-développement. An’ Alé !